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histoire

Le château au squelette à Montcigoux - St Pierre de Frugie

Publié le par Nadina

Une bien terrible histoire se déroule dans les murs de cette gentihommière, située entre Firbeix et Bussière-Galant.

 

 

 

Photo 'Site de St Pierre de Frugie'

 

La famille des Fontaubert vit ici.La terre et le château furent acquis vers 1826 par Pierre Paignon de Fontaubert (1772-1857) et son épouse Sophie Louise de Brie de Lageyrat (1788-1834).

Ils ont trois enfants, Ernest, Arthur et Céline.A sa mort, en 1850, ses héritiers se déchirent. deux ans après, Ernest, l'aîné expluse son frère Arthur. Le frère et la soeur se partagent le château mais aussi le même lit . De cette union incestueuse naîtra 5 enfants dont les ossements furent retrouvés près d'un cypré du parc.

Mais un beau matin, ils décident d'aller en Amérique, ferment donc le château et s'en vont, peut-être attirés par les rumeurs arrivées sur notre vieux continent sur les chercheurs d'or !

Effectivement, ils trouvèrent de l'or et les poches pleines, reviennnent à Montcigoux. Mais Céline perd la tête. Arthur l'enferme alors dans une tour du château où son corps fut retrouvé un jour ....

Ernest, lui, a disparu jusqu'en 1913 mais retrouvé mort lui aussi.C'est un maçon, en piochant , qui a retrouvé des ossements. Il était décédé 35 ans auparavant, à la suite d'un accident de carriole ( tiré du livre  'Dordogne Périgord - Fanlac').

Une autre version dit que le prorpiétaire suivant découvrit le squelette du frère aîné dans sa tombe de verre  ( Article de Chrisaline87 avec des renseignements donnés par le maire de St Pierre de Frugie).

La bâtisse a été remaniée au début du XXe siècle par les Henry de Lamoignerie, ses nouveaux acquéreurs. Elle a été rachetée dans les années 1970 par une famille qui la possède toujours aujourd’hui.

Alors , où est la vérité ??? Nul ne le saura probablement jamais

Arthur ne pourra jamais expliquer comment il a tué son frère exactement mais son corps n'est toujours pas inhumé. Les gens du pays prétendent qu'il est mieux où il est. Aucune tombe de cette lignée n'entache le cimetière de St Pierre de Frugie  par l'inceste e le crime. 

 

    Un livre relate ses événements : 'La terre aux loups ' de Robert Margerie

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Hautefaye, "le village des cannibales"

Publié le par Nadina

 Le village est en limite de l'Angoumois et du Périgord; je dis bien Périgord car cette histoire se passe en 1870.

File:Hautefaye eg3.JPG

Photo Jack Ma

 

 

Ce n'est pas que ce village attire l'attention et pourtant, là eut lieu une horrible tragédie le 16 août 1870.

A cette époque, le bourg ne compte qu'une dizaine de maisons. La foire aux bestiaux reste un moment privilégié qui rassemble tous les habitants de Hautefaye et des villages avoisinnants. Bien que la déclaration de guerre ait eu lieu, tout la population se retrouve à la foire.

La population, pro Napoléon III et voulant absolument la défaite des prussiens, s'en prend à Alain de Moneys d'Ordières. Citoyen honorable, âgé de 32 ans et de santé  fragile, il a été exempté de service militaire. Pourtant, il a décidé de s'engager mais il est accusé de sympathie envers les prussiens et la foule en fait son bouc émissaire.

 

Alain de MONËYS d'ORDIÈRES

Photo 'Aide généalogie' 


Il est torturé, frappé pendant plusieurs heures. Le pauvre est finalement écartelé et jeté sur un bûcher .
Par la suite, certains se sont vantés d' avoir mangé des morceaux de son cadavre !!

Mais cela n'a pas suffi . Les protagonistes de cette affaire se sont mis à chercher des défenseurs du malheureux. Ils se prennent pour des héros  et la police arrêtera tout le village .
Vingt et une personnes sont amenés devant les assises ce 13 décembre 1870. Il en ressortira que 4 seront exécutés en place de Hautefaye, 9 seront envoyés au travaux forcés et 5 en prison.

 

Fin de carrière pour Chambort, Buisson, François et Mazière ( Tiré de 'Aide généalogie')

 

Une sorte d'amnésie collective fera suite à cet événement tragique et ce, durant de longues années. Même si toutes les personnes concernées sont maintenant disparues, ce drame reste au rang de l'histoire et non d'une légende .

 

Un livre a été publié : 'Le village des cannibales ' d'Alain Corbin .

Le-village-des-cannibales.jpg

"Ce n’est pas exactement l’ouvrage idéal pour se remonter le moral et envisager l’humanité sous un jour flatteur…" Alain Corbin

 

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Le dimanche du paysan périgourdin - Eugène Le Roy

Publié le par Nadina

Ce qui suit n'est pas de moi et je n'ai que le mérite de l'avoir recopié mais, pour celui ou celle qui lit bien ces quelques phrases, il va ressentir comme moi ce bonheur profond de voir grandir sa terre, cette joie de profiter de tout ce qu'elle peut nous donner, de tout et de rien, du moindre souffle d'air ou du tout petit rayon de soleil !!

Etre à la recherche de son identité ..... 

 

"Dans l'après-midi du dimanche ... nous faisions le tour de notre bien, les mains dans les poches de la veste, un brin de marjolaine aux dents, nous arrêtant à chaque pièce pour voir comment levait le blé, ou si la luzerne naissait bien , ou si le blé rouge s'épiait, ou si les noyers avaient des noix. On n'a pas idée du plaisir que nous avons, nous autres paysans, de voir naître, croître et mûrir le grain que nous avons semé; d'enfoncer nos sabots dans la terre que nous avons tant de fois retournée avec l'araire; de suivre le champ que nous connaissons sillon par sillon....

Et nos vignes donc ! C'est là que nous nous arrêtions longuement, marchant pas à pas, regardant chaque pied l'un après l'autre, épiant les boutons à leur sortie, les comptant, comptant les formes... Puis, quand les grappes se gonflaient, quel plaisir de les voir profiter et passer du rouge clair au brun noir et comme velouté !"

Eugèle LE ROY - ' Le moulin de Frau'12-janvier--Ballade-10---kms---Baunac--Sanet---9-.JPG

Eugène Le Roy commence à écrire à Bordeaux en 1880 . Il y régne alors une grande différence entre les classes sociales et il note l'ascendance du clergé  et de la bourgeoisie sur les petites classes.

 Ce livre, en effet, est une réaction à la conjoncture économique et politique. Partisan de Gambetta, républicain, Eugène Le Roy est nostalgique de cette époque .Il raconte l'histoire du meunier Hélie Nogaret .

Militant régionaliste, il a écrit nombre de pamphlets anticléricaux et dans ce premier roman 'Le moulin de Frau' , il se dresse contre les adversaires de la république.

De père normand et de mère bretonne, il s'affirme dans cette quête d'identité en rompant avec ses propres parents, qui, pour lui, sont le symbole d'une société  basée sur l'hérédité,la descendance . Lui, se construit son idéologie et nul ne pourrait lui retirer son Périgord !

Ecrit en français, ce roman prône une identité régionale, de par la langue locale, la nostalgie du passé, une réputation gastronomie, qui n'est plus à faire depuis la fin du XIXè siècle.

Il en dit d'ailleurs " Ce livre est purement Périgordin,celui qui n'aime pas l'ail, le chabrol et l'huile de noix peut le fermer, il n'y comprendrait rien ". 

C'est aussi Eugène Le Roy qui a proposé le symbole des abeilles au Bournat ( association occitane précédemment citée  notamment pour la Félibrée) .

Et le Gustou du Moulin de Frau pourra finir sur ces mots : " Bien manger , c'est signe de bonne conscience et de bon estomac" .

 

 

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Pierre de Bourdeille , abbé de Brantôme

Publié le par Nadina

 

Pierre de Bourdeille est né en 1539 à Bourdeille . Il était le 3ème fils du baron de Bourdeille.

 

Bourdeilles                           

Château de Bourdeille                                                                                    Pierre de Bourdeille

 

Sa mère et sa grand-mère étant demoiselles d'honneur  de Marguerite de Valois ( soeur de François 1er) et Reine de Navarre, il a bénéficié de cette vie à la cour de la reine .

La reine mourut en 1549 et il a été envoyé à Paris, puis Poitiers pour ses études.
Une longue carrière militaire l'attend ensuite auprès de Charles IX, Catherine (dont il fut le grand protégé) et Henri II , jusqu'en 1574 .

 

 

Henri II lui avait donné la commende de l'abbaye de Brantôme, abbaye bénédictine fondée en 769 par Charlemagne , en 1554; c'est-à-dire qu'il l'assume, la gère et en perçoit aussi  les revenus , en étant nommé abbé de Brantôme mais étant séculier et non pas ecclésiastique . Toutefois, il n'a aucune autorité sur les moines puisqu'il est laïc.

 

Etant en campagne car il a participé aux guerres de religion ou en voyage ( très nombreux ), son fils ainé l'a gérée jusqu'en 1558, date à laquelle il est rentré .

L'abbaye est protégée à travers toutes les guerres .

brantome-abbaye

 

Brantome (23) Le clocher de l'abbaye est considéré comme le plus ancien campanile de France.

Construit au XIe siècle, il se compose de quatre étages et a la particularité d'être édifié sur un rocher abrupt de la falaise et non sur l'église.

 

Notre Pierre de Bourdeille est donc seigneur et abbé de Brantôme.

Brantome--20-.JPG 

Le buste de Pierre de Bourdeille surplombe  la fontaine Médicis de l'abbaye.

 

Blessé dans une chute, il se retire dans son château de Richemont et y meurt en 1614 , après avoir laissé bon nombre de chroniques . Il a fait ériger ce château entre 1564 et 1581. Il est composé de deux corps de logis  en équerre reliés par une tour . Il est enterré dans la chapelle du château.

Le château est encore habité aujourd'hui par ses descendants et se visite, les patins aux pieds ....pour protéger le parquet d'origine !

Voici la retranscription (en français modernisé) de l’éloge funèbre qui est gravée sur sa plaque funéraire : "Passant, si tu es curieux de savoir qui gît en cette chapelle, c’est le corps de Messire Pierre de Bourdeilles en son vivant chevalier gentilhomme ordinaire de la chambre des Rois Charles IX & Henri III, chambellan de Monsieur le duc d’Alençon leur frère et pensionnaire des dits rois de la somme de cent mille livres par an, Seigneur et baron de Richemont, de St Crépin, la chapelle Montmoreau & coseigneur usufructaire (usufruitierà de Brantome, issu du coté paternel de la très noble et antique race de Bourdeilles renommée dès le temps de Charlemagne, comme les histoires anciennes et vieux romans, tant français, italiens qu’espagnols & titres vieux et antiques monuments de la maison le témoignent de père en fils jusqu’à aujourd’hui et du coté maternel de cette grande et illustre race de Vivonne et de Bretagne. Il fit son premier apprentissage aux armes sous ce grand capitaine Monsieur François de Lorraine duc de Guise et eut sous sa charge deux compagnies de gens de pieds, & ne dégénéra en rien de la vertu de ses ancêtres, mais se trouva en plusieurs guerres et combats hasardeux, tant en France qu’en pays étrangers : même le roi de Portugal Dom Sebastien honorant sa valeur au retour de la conquête de la ville de Belys et son Pignon en Barbarie le fit chevalier de son ordre appelé l’habito de Christo et nonobstant toutes ces grandeurs il n’a jamais eu de repos et contentement en ce monde, aussi une âme généreuse n’en pouvait avoir que denas le ciel.

Il décéda le cinquième juillet de l’an mil six cent quatorze. Priez Dieu pour lui

Tiré de 'Cimetières de France et d'ailleurs'

Château de Richemont

 

En effet, Il s'est distingué  autant par les armes que par la plume. Ses écrits, publiés une 1ère fois en 1655 mais dans une édition imparfaite, furent réédités au 18è siècle . Ils ne sont ni une biographie, ni un récit, simplement ce qu'il voyait dans tous ses nombreux voyages .

 

Parmi ses oeuvres, citons :

- Vie des Dames illustres

- Vie des Dames galantes - Il se plaît, dans une tournure galante, à décrire son amour des femmes ,se faisant ainsi l’historiographe des dames de la Renaissance.

- Vie des hommes et des grands capitaines français

- Vie des grands capitaines étrangers .

 

Dans les liens, un vous conduira vers une de ses pages; pour ceux intéressés de déchiffrer cet ancien français !!!

 

Château de Richemont : Saint Crépin de Richemont  : visite tous les jours du 15 juillet au 31 août de 10 heures à 18 heures sans interruption 

Abbaye de Brantôme : Renseignements à l'office de tourisme  dans l'abbaye  : 05.53.05.80.63

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La vie quotidienne au maquis

Publié le par Nadina

Ces jeunes garçons étaient encore hier  agriculteurs, apprentis ou étudiants .

Leur désir d'échapper au STO ( Service du Travail Obligatoire) les a poussés dans les profondeurs de nos forêts périgourdines .

Le chemin qui les amène au maquis était encore parcouru par les touristes hier!!

 

 Et il leur faut  manger. Ils achètent de ci, de là, des pommes de terre, du lait à des fermiers réticents.Ils dorment dans la paille, dans des granges ou sous les arbres.

Mais leur argent fond et pour eux, loin de l'idée encore de se battre, il faut vivre !

 Déjà, pour armes, ils ne possèdent que pelle, pioche et pour certains, une embauche dans les fermes avoisinantes arrive à point nommé !

 

En 1943, la naissance d'un maquis ressemble plus à la création dune colonie agricole qu'à celle d'une petite armée .

Il n'y a pas de chef, pas d 'argent, pas d'armes au départ. Ici, en Dordogne, l'un des chefs de la résistance emploie plusieurs garçons réfractaires à plier des journeaux, coller des timbres. Même si d'apparence, ça ne l'est pas, ils combattent .Comme d'autres qui ont trouvé le chemin du maquis FTPF ( Francs Tireurs et Partisans Français ), communistes dont certains militants se cachent depuis 1939  !!!!

 

Leurs chefs, n'ayant que peu de formation militaire, ont des objectifs qui peuvent être source de conflit. En effet, qu'est ce le plus important ? La guerre civile ou la prise de pouvoir à la libération ????

Mais le maquis FTPF ne bénéficie pas des parachutages alliés .
Nous avons donc un"bon" et un "mauvais" maquis. De ces 2 maquis, divisés mais unis malgré tout, va naître une rivalité et ces disputes sur les armes parachutées,  l'argent, les hommes, ne cesseront .

 

Avec le temps, beaucoup de confusions sont nées entre 'maquisard ' et 'résistant'.

Le 1er, rural, armé, est soumis à une discipline quasi militaire et le résistant, le citadin, est tourné vers des actions clandestines (tracts, journeaux, passage de messages ....).

Bien souvent, le maquis est installé en pleine forêt, dans un campement caché dans les broussailles. Les hommes logent dans des huttes de bucherons, chalets, tentes, ..

 

Et il leur faut s'alimenter ! Ils  vont prendre pour cible tout d'abord les fermes et les épiceries des villages avoisinants.

Les menus sont souvent améliorés grâce à des expéditions contre des paysans soupçonnés, à tort ou à raison, de marché clandestin. Devant ces raids et ces pillages, l'exaspération paysanne fait réagir les chefs du maquis . Le patriotisme a bon dos !!!

Les magasins sont pillés pour s'habiller, les véhicules réquisitionnés et  transformés : le pare-brise laisse place à un fusil mitrailleur ! Les bons de carburant sont subtilisés dans les mairies . Quant aux armes, elles leur font défaut !

Le 31 janvier, la maquis M.U.R ( Mouvements Unis de la Résistance )  de la Dordogne Nord a 3 mitraillettes, 7 révovers,23 fusils !! Les commentaires sont inutiles !

Tout change à partir de 1944. Les alliés parachutent de l'armement. Ces parachutages sont tels que le maquis de Dordogne Sud possède en juin 1944, 2800 mitraillettes, 450 fusils, 500 révolvers, 8 fusils anti char, de 8 à 9000 grenades et 15 mitrailleuses !!

Mais il ne suffit pas d'avoir de l'armement. Il faut maintenant apprendre aux hommes le mécanisme  des armes.

 

Avant la tombée de la nuit, les hommes se regroupent pour la "soupe" , car il n'est pas question d'avoir de la lumière .

 

Des conversations font état de "Léontine a piqué la lessiveuse de culs terreux " . Léontine n'est pas une femme mais un maquisard , et qui a dérobé de l'argent à des paysans, jugés à tort ou à raison de partisans du Maréchal Pétain ou profitant des marchés clandestins .
Les prénoms féminins ont  fleuri dans les maquis !!

 

Puis, à la nuit tombée, c'est l'heure des embuscades et des sabotages, la recherche de ravitaillement .

 

Certains maquis optent pour les 'réglements de compte", d'autres s'y refusent, craignant d'atroces  représailles.

La délation prend une place importante et les traîtres sont fusillés, hommes ou femmes.

Des journalistes collaborationnistes parlent d'actes infames commis par les maquisards: récoltes brûlées, prêtres fusillés, dénonciateurs ... Il est vrai que la police du maquis a dû intervenir dans des groupes, qui terrorisaient  les villages et qui n'avaient que du sang de français innocents sur les mains !

" Seuls les coupables ont été frappés" disaient-ils, alors comment expliquer les assassinats d'enfants en bas âge ???

Beaucoup de barbarie et de crimes étaient aussi l'oeuvre des allemands qui se donnent pour excuse l'action du maquis pour massacrer des innocents !

Horreur de Tulle, Rouffignac, Montignac, d'Oradour sur Glane !! Drame encore  présent dans beaucoup de mémoires, où 500 femmes et enfants furent brûlés .

 

La fuite de l'armée allemande sera la victoire du maquis . Les divisions de Rommel sont dispersées, les panzers calcinés.

 

Triomphe que beaucoup de combattants ne verront pas, payé cher en arrestations, tortures depuis le jour où les maquisards sont nés dans ces forêts profondes .

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Les révoltes des Croquants

Publié le par Nadina

On appelle "révoltes des Croquants", plusieurs soulèvements paysans du Sud-Ouest de la France, qui ont eu lieu depuis la fin du XVIème siècle jusqu'à la Révolution .

 

 

 

Mais qui sont donc ces Croquants ?

 

- Pour les paysans, les guerriers qui les dépouillaient étaient des 'croquants ' : ils les croquaient et dévoraient .En guerre les uns contre les autres,  " Sus aux croquants"  aurait été renvoyé d'un camp  à l'autre . Il en est que ce mot était péjoratif.

 - Ce mot pourrait venir également de Crocq, en Limousin, tout simplement parce que les paysans se seraient révoltés à Crocq en 1594, pour la première fois .

- Il est aussi dit que ce mot viendrait du fait que les paysans révoltés portaient des crocs ou des fourches comme armes.

 

Catholiques et protestants s'opposent depuis presque 30 ans en 1589, dans nos terres de Guyenne. Henri III n'a pas de descendant. C'est donc à Henri de Navarre, chef des protestants, que revient la couronne. Celui -ci est sacré roi de France en février 1594, après avoir abjuré le protestantisme en 1593 et prend le nom de Henri IV.

Il signe une  trêve avec le chef des ligueurs. C'est la paix !

Mais les paysans du Périgord meurent de faim, vivent dans la misère et sous la pression de lourdes charges fiscales, prennent les armes en 1594  et le surnom de ' Tard Avisés ' .

 

Ils étaient redevables de :

 - La gabelle : taxe indirecte sur le sel : Celui-ci leur était indispensable pour leurs conserves.
    Les gabelous ( un gabelou est un douanier ) récoltaient la gabelle .

 - La dîme : redevance sur les revenus agricoles, au profit de l'église catholique.
    Elle pouvait être payée en nature ou en argent.

 - Les tailles : Impôt par excellence des paysans. Les ecclésiastiques et gentilshommes en étaient exempts.

    * taille royale : représentant 60% des revenus des royaumes

    * taille seigneuriale : payée en compensation de la protection accordée par le seigneur.

 

En 1595, cette révolte prit fin à St Crépin d'Auberoche, par l'écrasement des Croquants par le Vicomte de Bourdeille.

Ils se soumirent à Henri IV. Celui-ci sut les apaiser en abandonnant les arrièrés de la taille et ensuite en la réduisant.

 

En 1635, une autre révolte éclate . Les cabaretiers , sous les charges très lourdes payées sur le vin, il se joignent aux paysans, toujours écrasés par la  taille , qui réclament de plus une dîme pour les petits curés.

Le général La Motte la Forest, dirige ce soulèvement en 1637. ce sera l'une des plus grandes civiles déclenchées par des paysans.

 

 

Deux affaires célèbres illustrent cette révolte:

Affaire Grellety :Pierre Grellety, las de son niveau de vie très bas de paysan  face à l'opulence du roi Louis XIII, fut l'investigateur des révoltes des paysans dans cette région de Vergt.Ce soulèvement provoque une guerre, où l'armée perdit bon nombre de ses hommes car ils attendaient des paysans et non des soldats. Gallety demandait l'abolition des privilèges.
Le 25 janvier 1642, le roi l'amnistie et lui donne la charge de capitaine dans ses armées mais l'affecte loin de la Dordogne.

Affaire Chantal : Chantal, héritier des Croquants du Périgord, opposé à son rival, le bourgeois de Sénaillac, a été l'auteur de plusieurs jacqueries (soulèvement paysan)qui lui valurent beaucoup de déboires auprès des autorités de l'époque.

 

Les Croquants sont entrés dans l'histoire notamment avec le livre d'Eugène Leroy " Jacquou le Croquant".

En 1995, le groupe de musiques occitanes "Nadau" raconte une partie de la révolte de 1643 à travers la chanson "Aurost t' a Joan Petit" ou "Requiem à Jean Petit".

 

 Pour ceux que  ça intéresse, Claudec, descendant de Croquant dont vous trouverez le site dans les liens, raconte  des histoires de son enfance. Site très intéressant mais ce n'est toujours que mon avis: histoires à dévorer !!!
Quant à Nadau, pour ceux aussi que ça intéresse, il se produit  à Périgueux le 29 septembre 2012 à 21h.

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La Route Richard Coeur de Lion

Publié le par Nadina

Richard 1er, fils d'Henri II d'Angleterre avec Alienor d'Aquitaine, dit Richard Coeur de Lion ,
est né à Oxford  le 8 septembre 1157.

 

 

 

IL est cependant élevé en France, à la cour de sa mère, en France . Il devient comte de Poitiers et duc d' Aquitaine en 1168, à l'âge de 11 ans . Le duché d'Aquitaine comprend  le Limousin et le Périgord . Par la suite, il s'enrichira avec les duchés d'Anjou, Normandie et Maine, qu'il va récupérer à la mort de son frère aîné, Henri le Jeune et devient par le fait, l'héritier de la couronne d'Angleterre.

 

Il régnera une dizaine d'années mais ne résidera pratiquement pas sur le territoire anglais .

Il participe à la 3ème croisade et doit tout de même s'occuper et défendre  ses terres en France . En 1199, il marche sur Limoges et siège devant le château de Chalus. Et le 26 mars, il reçoit une flèche dans le cou et va mourrir de sa blessure le 6 avril 1199.

 

 

                 Photo tirée de Wikipédia

 

 

La route Richard Coeur de Lion sillone les départements de la Charente, la Haute-Vienne, la Dordogne et la Corrèze en partant de Chassenon pour arriver à Lubersac ,et ce sur 180 km . Cet itinéraire est fléché et vous trouverez ce symbole tout au long de cette route : un lion couronné au coeur percé d'une flèche .

la-route-richard-coeur-de-lion

 

 

 

Fichier:Châlus, Haute-Vienne, France, château de Châlus-Maulmont.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Tour de Chalus . La flèche mortelle fut tirée du haut du donjon .

 

Photo tirée de Wikipédia

  Carte tirée de Wikipédia

 

Château de Montbrun à Dournazac - Haute Vienne

Château de Montbrun

 

Des châteaux, églises remarquables vont jalonner ce périple :

 

- l'église St Etienne à Limoges

- St Yrieix le Perche - cité historique

- Ségur le Château

- Château de Brie à Champagnac la Rivière

- Château de Chalucet à St Jean Ligoure  - forteresse médiévale

- Châtau de Bonneval  à Coussac Bonneval

- Le Chalard

- Le château de Jumilhac le Grand

et bien d'autres encore  

Jumilhac.jpg

Château de Jumilhac le Grand

 

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Bertran de Born, troubadour de Hautefort

Publié le par Nadina

Né de Renaud de Born et de Souveraine de Comborn  en 1140 à Salagnac, dans le canton d'Excideuil, ce seigneur du  Château de Hautefort va être en permanence en guerre avec ses voisins.

 

 DSC03314.JPG

  Château de Hautefort

 

Troubadour passioné de sirventes, c'est-à-dire de poésies satiriques très prononcées, sur  l'amour mais aussi la guerre, il ne fut pas le seul seigneur de Hautefort car comme le voulaient les lois féodales de cette époque, Hautefort était à Bertran mais aussi à son frère Constantin . Ils entrèrent en conflit .Ces seigneurs avaient beaucoup d'influence, au grand dam des autorités territoriales qui, afin de préserver leur pouvoir, profitèrent des querelles internes  familiales. 

Bertran de Born n'eût de cesse, à partir de ce moment là, de vouloir garder et protéger ses droits de seigneur indépendant de Hautefort .

 bertran-de-born.jpg

Il fut mêlé aux conflits des fils de Henri II, 1er roi de la dynastie des Plantagenêts et roi d'Angleterre. Il s'allia  à Henri le Jeune, fils aîné d'Henri II contre un de ses frères, Richard  1er dit Richard Coeur de Lion .

 

 

Son frère Constantin étant protégé par les Plantagenêts, Bertran provoque donc  le roi Henri II, alors maître de Guyenne par son mariage avec Aliénor d'Aquitaine, qui  finit par attaquer le château et faire prisonnier Bertran de Born . Mais le roi lui rendit sa liberté, au nom et souvenir de l'amitié qui liait son fils aîné, Henri le Jeune à Bertran .

A la mort de Richard Coeur de Lion ,il  se retira et vécut en repos dans l'abbaye de Dalon, à Sainte Trie où il mourut en 1215.

  

Les thèmes politiques sont  quasi permanents et majoritaires dans toutes ces poésies. Celles-ci sont à classer parmi les meilleures de la poésie occitane médiévale .

 

 

DSC03373.JPG

Hautefort--7-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les jardins du Château de Hautefort                                            Plaque à la mémoire de Bertran de  Born au Château de Hautefort

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Une histoire de pantoufle

Publié le par Nadina

Savez-vous que ce que nous appelons pantoufle désignait à une certaine d'époque le chausson d'intérieur aussi bien que la chaussure d'extérieur !!!

 

 

Ici, à Nontron, puisque je parlerais de la pantoufle fabriquée dans ce bourg du Périgord Vert, le premier atelier a ouvert ses portes en 1911 .

 

L'arsenal de Rochefort et tout son développement économique a permis la spécialisation de bon nombre d'ouvriers   dans le Haut Périgord, tels des cordiers, des tisserands. Dans le même temps, les fabriques de papier aux alentours d'Angoulême s'intensifient et les rédisus de feutre sont utilisés  pour les pantoufles , qui à l'origine, n'étaient qu'en feutre pour protéger et chauffer les pieds dans les sabots . Elles n'avaient pas de semelle.


Les premiers fabriques de pantoufles ouvrent leurs portes ! La CHARENTAISE est née  et avec elle, la richesse du Haut Périgord jusqu'en 1970.

 

 

A cette époque, les charentaises portaient le nom de 'silencieuses' car elles étaient portées bien souvent pas les valets, ne devant pas faire de bruit sur le parquet des chambres de leurs maîtres!

 

 

 

 

 

 Les matières premières utilisées se groupent en deux catégories :

 

- le textile, remplacé de plus en  plus par le cuir, du fati que le terme pantoufle désigne d'une part le chausson pour 
   l'intérieur des bottes ou sabots ou pour la maison et d'autre part la chaussure d'extérieur,

- le cuir de mouton principalement.

 

A partir de 1928, le modernisme a apporté son lot de machine dont une dans nos usines qui a remplacé les ouvrières à l'assemblage .

 

Le bois a substitué le tissu, en pénurie pendant la seconde guerre mondiale . Les semelles y ont été confectionnées, cette matière première ne manquant  pas dans la région.

 

 

Dans la région de Nontron, les usines de feutre étaient nombreuses, surtout avant 1914 . En 1960, elles étaient plus de 70 . Nontron assurait 17% de la production française et employait 60% de femmes.

Mais dès les années 70, avec la mondialisation, la concurrence asiatique, les industries de la pantoufle s'essouflent  !

 

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Aujourd'hui, la charentaise s'est relooké, avec différents coloris mais reste pour les inconditionnels un modèle de confort .

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Le Bataillon Violette

Publié le par Nadina

 

LA MÉMOIRE VIVANTE .....

 

Le Bataillon Violette correspond à l'épopée du 1er maquis de la Dordogne  Nord de 1942 à 1944, sera un des bataillons de la Brigade RAC, fera partie du 50è RI et prendra le nom de III è Bataillon.

 

René Tallet, chef du Bataillon Violette, est né le 1er avril 1919 à La Favardie au sud ouest de St Yrieix.

1939 arrive et il  est appelé à rejoindre l'armée à Périgueux. Il rêvait d'être pilote et s'inscrit à l'école des pilotes de Rochefort.

Il passe et obtient l'examen de pilote en juin 1940.Son escadron part au Maroc mais des événements dramatiques changèrent le cours de sa vie et il fut démobilisé en 1941.

Il revint aider sa mère à travailler la terre.

Passioné de mécanique et malgré le manque de carburant, il ne peut envisager une vie sans conduire un véhicule . Un léger accident à St Yrieix lui fait connaître celle qui allait devenir sa femme, Hortense, alsacienne réfugiée depuis septembre 1939.

Dès 1942, il entre dans le réseau 'Jupiter' avec son ami Segui, garagiste. Le colonel Giovanni avait créé un réseau d'information  avec un opérateur radio  en relation quotidienne avec Londres.

Mais les allemands circulaient de plus en plus dans la région. Segui, qui avait pris le nom de 'Violette' échappe de justesse à une embuscade et dut se réfugier dans un petit bois  ainsi  que Giovannni que les allemands soupçonnaient .

A la demande de son ami, Tallet repris le nom de 'Violette' .
Dès le début 1943, Tallet a rencontré 'Yvette', chef d'un groupe de résistants de Thiviers. 'Yvette' était notaire à Champagnac de Belair et de son vrai nom Charles Serre.

L'adjoint d' 'Yvette' était le futur chef de la brigade RAC ' Chrétien' (Rodolphe Cezard).

Sous l'occupation nazie, beaucoup de jeunes hommes se sont cachés pour échapper au STO -  Service de Travail Obligatoire  (Réquisition par les allemands pour travailler dans leurs usines  en Allemagne).

Le groupe Violette grandissait . Le 6 juin 1944, Violette a constitué un bataillon en rassemblant ses maquis, les groupes de Thiviers et Chalus.

 

Violette était un homme lucide, volontaire, courageux, menant ses hommes avec dextérité et prévoyance et toujours près d'eux. Tous l'admiraient.

 

Le Bataillon, outre le Groupe Maquis, la 9ème compagnie de Thiviers, les 10è et la 11è compagnies, comptait la 12ème compagnie constituée de lorrains et d'alsaciens, un groupe 'franc' et la SSS (Section Spéciale de Sabotage) créée par le Lieutenant Dutheillet de Lamothe, connu sous le nom de 'Frédéric' puis ' Fred' (Capitaine Fred).

 

Le 15 août, Violette regroupe son bataillon  à Agonac et descend vers Périgueux. Le 18, celle-ci est libérée. C'est au tour du Pizou le 22, puis d'Angoulême le 1er septembre.

 

Le Bataillon se dirige ensuite vers Saintes, qui fut libérée le 4 septembre . Les allemands quittent Rochefort le 11 mais des poches de résistance allemande  subsistent encore à Royan au sud et  à La Rochelle au nord . stelesaintes.jpg

 

Le Bataillon, face à l'estuaire de la rivière, la Seudre, se trouve devant un passage pratiquement infranchissable.Cet état de siège dura plusieurs mois, dans les marais charentaisoù les hommes souffrent de l'humidité et du froid . Le 30 avril, arrivent la 2ème DB et ses blindés et après de violents combats où beaucoup perdirent la vie, ils purent enfin franchir ce passage difficile. Alors qu'il  se préparait à attaquer La Rochelle le 8 mai, l'heure de l'armistice a sonné!

 

Violette est décédé le 21 novembre 1984 à l'âge de 65 ans et a été enterré dans son village natal.

 

 

Le Capitaine Fred dans les dernières lignes de l'épilogue de son ouvrage "Bataillon Violette" demande aux jeunes qui reprennent le flambeau du 50ème régiment :
"Conservez pieusement le souvenir de ce que nous avons fait, le souvenir de nos martyrs, de nos fusillés, de tous nos morts".

 

 

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Le livre "Bataillon Violette" de près de quatre cents pages raconte

l'épopée des premiers maquis de la Dordogne Nord pendant les

années 1942,1943 et 1944.

 

Ce récit poignant, vécu, bourré de faits et d'anecdotes est une page d'histoire

qu'il faut lire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Emmanuel DUTHEILLET de LAMOTHE

1, rue Edmond Gondinet

87500 SAINT YRIEIX LA PERCHE

 

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L'article suivant fera l'objet  de la vie quotidienne au maquis et des 'bons' ou 'mauvais' maquisards !

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